Questions fréquemment posées
Tout ce que vous voulez savoir sur les conseils de famille : objectif, structure, composition, pouvoirs et démarches pour créer ou rejoindre un conseil.
Questions fréquemment posées
Pourquoi un conseil de famille ? Quels sont les avantages ?
- Les conseils de famille offrent aux familles et aux amis des résidents des établissements de soins de longue durée une source de soutien mutuel permanent, les aidant à faire face sur le plan émotionnel et pratique, en particulier lors de transitions telles qu'un nouveau déménagement dans un établissement de soins.
- Ils offrent un espace d'apprentissage et de partage d'informations sur des sujets tels que les droits des résidents, les problèmes de santé (par exemple, la démence), le fonctionnement du foyer, etc.
- Les conseils favorisent les partenariats entre les familles et le foyer, permettant aux familles de comprendre les politiques, de poser des questions et de travailler en collaboration avec le personnel.
- Ils permettent aux familles de s'exprimer collectivement. En travaillant en groupe, les familles peuvent soulever des préoccupations communes, suggérer des améliorations et plaider en faveur de changements qui profitent aux résidents en tant que communauté.
- Les conseils de famille contribuent également à représenter les résidents qui ne sont pas en mesure de se défendre eux-mêmes, notamment ceux qui sont dans l'incapacité physique ou mentale de le faire, ou qui n'ont pas de visiteurs.
Les préoccupations individuelles peuvent-elles être soulevées par l'intermédiaire d'un conseil de famille ?
Non. Le conseil de famille est destiné à recueillir les préoccupations collectives, les recommandations et les questions d'ordre général concernant plusieurs résidents ou familles. Les préoccupations individuelles (par exemple, une plainte médicale spécifique ou un problème personnel) doivent être adressées directement au personnel ou à l'administration du foyer, par le biais des procédures de plainte ou de retour d'information établies par le foyer.
Qui préside les réunions du conseil de famille - le personnel ou la famille ?
Les réunions du conseil doivent être présidées par un membre de la famille ou un ami, et non par le personnel du foyer de soins de longue durée. Bien que le foyer puisse désigner un "assistant du personnel" pour soutenir le conseil (par exemple en assistant aux réunions ou en assurant la liaison), le conseil reste autonome, autogéré et indépendant dans la prise de décision.
Comment le foyer peut-il contribuer à l'organisation et au soutien d'un conseil de famille ?
Les foyers peuvent soutenir le Conseil en
- En mettant à disposition un espace de réunion et éventuellement des rafraîchissements.
- Inclure des avis sur les réunions ou les événements du Conseil dans les courriers ou les bulletins d'information réguliers du foyer.
- En mettant à disposition un tableau d'affichage pour les annonces du conseil des familles.
- Respecter l'autonomie du conseil en permettant aux familles de se réunir en privé (sans le personnel) si elles le souhaitent.
Qu'en est-il des résidents ? Participent-ils au conseil de famille ?
En général, la réponse est non. Alors que certains établissements de soins de longue durée disposent d'un "conseil des résidents" distinct, les conseils de famille sont destinés aux membres de la famille et aux amis. En combinant les deux, les voix des familles risquent d'éclipser celles des résidents, en raison des différences de besoins, d'aptitudes et de styles de communication. C'est pourquoi il est souvent préférable de créer des conseils distincts (conseil des résidents et conseil des familles). Toutefois, lorsque cela s'avère nécessaire, les deux conseils peuvent se coordonner ou travailler ensemble.
Participer à un conseil de famille revient-il à faire du bénévolat au sein du foyer ?
Non. La participation à un conseil de famille n'est pas la même chose que le bénévolat dans le cadre du programme de bénévolat officiel du foyer. Les membres du conseil donnent de leur temps pour soutenir les activités liées au conseil (réunions, défense des intérêts, communication), mais ne travaillent pas sous la direction du personnel. Les personnes souhaitant faire du bénévolat directement auprès des résidents ou des services du foyer doivent s'adresser au coordinateur des bénévoles du foyer. Certaines personnes peuvent choisir de faire les deux.
S'il existe déjà un comité consultatif des familles au sein du foyer, avons-nous encore besoin d'un conseil de famille ?
Oui ! Un comité consultatif des familles n' est pas la même chose qu'un conseil des familles. Les comités consultatifs peuvent être composés de membres du personnel, de membres de la communauté ou d'une représentation plus large, et se concentrent souvent sur la fourniture de conseils ou d'informations à la direction du foyer. L'objectif d'un conseil de famille est de soutenir les familles et les résidents, de fournir une aide mutuelle et des informations, et d'agir en tant que voix collective des familles. Les deux ont des rôles différents et de nombreux foyers ont intérêt à avoir les deux.
Un conseil de famille peut-il collecter des fonds ?
La collecte de fonds n'est pas l'objectif premier d'un conseil de famille. Cependant, certains conseils choisissent de collecter des fonds pour soutenir des activités spéciales ou des éléments qui ne sont pas fournis par le foyer (par exemple, les événements organisés pour les résidents, les petits conforts, les décorations). Les conseils ne doivent pas collecter des fonds pour des choses que le foyer est tenu de fournir. S'ils prévoient de collecter des fonds, les conseils doivent
- Définir clairement ce qu'ils ont l'intention de réaliser
- utiliser des pratiques transparentes et appropriées en matière de collecte de fonds
- Consulter des ressources telles que celles fournies par des organismes d'orientation à but non lucratif réputés avant de commencer à collecter des fonds.
Quels sont les pouvoirs et la reconnaissance des conseils de famille en vertu de la loi ?
- Les conseils ont été reconnus par la Loi sur les foyers de soins de longue durée (2007, Ontario), puis par la Loi sur la réforme des soins de longue durée (2021, Ontario), qui leur confère un rôle officiel au sein du système de soins de longue durée.
- En vertu de la loi, les conseils peuvent
- Fournir des conseils et des informations aux résidents et aux familles, en particulier lors de l'admission de nouveaux résidents.
- Fournir des commentaires et des recommandations au foyer concernant les soins, la qualité de vie, les politiques et d'autres préoccupations collectives.
- Planifier et parrainer des activités pour les résidents et contribuer à l'amélioration de l'environnement ou des services du foyer (sous réserve de ce que le foyer fournit).
- La loi précise également qui ne peut pas être membre du conseil, ce qui exclut généralement la direction du foyer, le personnel, les titulaires d'une licence ou les sous-traitants du foyer. Les conseils déterminent eux-mêmes les règles d'appartenance (par exemple, l'éligibilité, la limitation des mandats) par le biais de leur propre cahier des charges.
- Le titulaire de l'autorisation du foyer a l'obligation légale de coopérer avec le conseil de famille, notamment en soutenant sa mise en place, en fournissant un assistant personnel si nécessaire et en consultant le conseil au moins une fois par trimestre.
Que se passe-t-il si mon proche décède ? Puis-je rester membre du Conseil ?
Oui. L'adhésion à un conseil de famille ne prend pas automatiquement fin lorsqu'un résident (votre proche) décède. Le conseil étant autonome, il peut fixer des règles dans son mandat concernant le maintien de l'adhésion. Le titulaire de l'autorisation d'exercer ou le personnel du foyer n'ont pas le pouvoir d'empêcher quelqu'un de continuer à participer.
La formation d'un conseil entraîne-t-elle une modification du financement ou des ressources au titre de la loi ?
Non. La loi (ou la législation associée) ne garantit pas un financement supplémentaire pour les foyers simplement parce qu'un Conseil de famille existe. Les questions financières et le financement restent distincts de la reconnaissance juridique du Conseil.
